L'esprit du Canal

Un roman en paix

Dans le monde brutal, en accélération constante, qui entre de plus en plus dans le virtuel et qui se dit dans l'ère de la communication, nous sommes éloignés de la réalité. Les médias nous bassinent les mêmes informations et nous conditionnent à aimer une vie dont nous sommes esclaves au lieu d'en diriger les pas.
Notre liberté est ainsi de plus en plus aliénée par des désirs futiles que nous n'avons de cesse de vouloir assouvir et dont nous nous désintéressons lorsqu'ils le sont. D'autres désirs sont alors  créés par cette vitrine d'un bonheur illusoir caché derrière le dernier gadget à la mode...
Il existe pourtant d'autres manières de vivre, proches de la nature, à un rythme doux et paisible, sans être conditionnés par les médias. Parmi ces havres de paix, la navigation sur les fleuves, rivières et canaux offre un temps retrouvé, un monde solidaire où aiment se retrouver ceux qui osent franchir les passerelles des bateaux.
Ce roman nous y invite comme il montre aussi que ce rythme est propice à la création artistique sous toutes ses formes, à la rencontre et à l'amour des autres. 


Une aventure moderne

Les canaux semblent d'un autre âge, désuets, inutiles sauf pour quelques pêcheurs, des cyclistes qui, parfois, oubliant que ce n'est pas un lieu de compétition, roulent comme des bolides sur le chemin de hâlage, des marcheurs qui découvrent une nature éloignée du vacarme des routes et d'une faune qui a bien compris que la vraie vie était là.

Quelques familles, quelques solitaires et quelques rêveurs vivent toute l'année à bord de petits navires ou de grosses barges hollandaises. Ils sont les membres d'un peuple à part, artistes, créateurs de rêve, en marge sans être marginaux. Ils pourraient faire l'objet d'un "Rendez-vous en terre inconnue". Ils sont loin du stress qui égare les peuples d'une société qui se dit "En marche".

Le temps de vivre

Poser sur la berge ses soucis, ses contraintes, son passé... entrer dans le vrai monde où se parler redevient possible sans passer par les outils de la communication déhumanisée... Lorsque j'ai posé mon sac à bord de l'Amadeus, j'ai retrouvé une part essentielle de la vie : prendre le temps d'être libre, et de rêver.

Le bonheur d'être

C'est toujours un choc de terminer un roman. Celui-ci est le septième que j'écris et j'y mets encore plus de moi-même, enrichissant les personnages au fil de mes rencontres sur le canal. C'est ainsi que les pages se créent, évoluent, se développent...