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L'énigme du Padre

Pierre était dubitatif et se posait beaucoup de questions. L'une d'elle revenait pourtant souvent, au-dessus des autres : Où suis-je ?
Il s'assit dans le fauteuil qui l'attendait au coin de la pièce et réfléchit.

L'énigme du Padre

La mer n'était pas loin. il aimait l'odeur qui en émanait, ce mélange de sel et de varech qui l'étourdissaient. Il s'assit sur un banc de pierres.

Le Padre

Il y a dans le monde des hommes qui portent leur foi là où d'autres se battent pour préserver les valeurs de fraternité et d'égalité qui façonnent notre liberté, et ces valeurs font notre Fierté.
Ils s'engagent auprès de nos soldats, de nos aviateurs, de nos marins et de nos gendarmes...  ces hommes sont les aumôniers aux Armées: les "Padre".
J'en ai rencontré plusieurs et je les admire. Ils ont tous cette flamme qui force le respect. Ils sont là où les cloches ne résonneraient pas : je pense bien sûr au Mali et à l'Afghanistan. Les mettre en scène est un hommage que je souhaite leur rendre, sans être un calque de ce qu'ils sont. Mes romans sont imprégnés de ces valeurs et de ma propre foi ; de ma manière de la vivre et de la communiquer.
Ce neuvième roman est achevé dans son "brut de décoffrage" ; il doit encore être corrigé, poli et repoli "vingt fois", alors que le dixième se bouscule déjà dans mes pensées et encombre peu à peu les étagères de mon bureau. Si l'intrigue navigue d'abord, elle est aussi amarrée à une terre de légendes... 


Poésie

Il n’y a pas de guerre sainte.
 

Le souffle mortel a suFFit
La bombe a effacé des vies
Et ses éclats rappellent le sort
Des morts de Sodome et Gomorrhe.
 
Cachés dans les ornières des voies
Les explosifs donnent de la voix
Et dans les corps des innocents
L’hydre s’abreuve de leur sang.
 
Les mots d’un livre de prière
S’éparpillent dans la poussière
Brisés par des prédications
Tuant la sagesse de Salomon.
 
Les extrémistes et leurs fusils
Poussent les chrétiens à l’exil,
AFFirment diffuser la foi
Sans avoir besoin d’autres lois.
 
Il n’y a pas de guerre sainte
Juste l’enfer en guise d’étreinte
Un étendard chargé de haine
Soufflant la mort de son haleine.
 
La sourate noire du livre d’or
En arme marche sur les corps
Mais sera vaincue par l’enfant
Dansant au son de l’olifant.
 
Les chants d’amour brisent les armes
De qui ne vit que pour les larmes.
Je sais qu’un jour elles sècheront
Lorsque leurs âmes s’évanouiront.
 
© - Jean-Marc Bourdet – 04 juillet 2018